On note trois types de dépendance liés au tabac.

La dépendance physique :

Lorsqu’on fume, la nicotine passe dans le sang et va se fixer sur les récepteurs de nicotine présents dans le corps et le cerveau, au niveau de la zone de récompense. La nicotine met entre 7 et 10 secondes pour atteindre le cerveau grâce (!) à l’ammoniac qui a été ajouté aux cigarettes pour accélérer cette circulation rapide.
Des réactions chimiques se produisent alors et libèrent de la dopamine. Ceci crée une sensation d’euphorie que le fumeur va chercher à retrouver à chaque nouvelle cigarette.
Et plus vous fumez, plus vous multipliez les récepteurs à nicotine. A un moment donné, la quantité de nicotine dont vous avez besoin, se stabilisera.

La dépendance à la nicotine est celle qui sera la plus facile à éliminer. La nicotine met 48 à 72 heures à disparaitre du corps.

La dépendance comportementale :

Vous fumez 10 cigarettes par jour ? C’est 100 fois que vous portez vos doigts à votre bouche…
20 cigarettes par jour ? C’est 200 fois…
Y a t’il beaucoup de gestes que vous reproduisez autant de fois dans une journée ?
De plus, vous avez associé votre cigarette à votre café, votre téléphone, votre volant. A force d’associer un produit ou un moment à votre cigarette, votre cerveau les lie ce qui va provoquer à terme une envie irrépressible de fumer à la simple vue d’un café, d’un verre d’alcool ou en prenant votre téléphone.

La dépendance psychologique :

La cigarette est souvent associée à un moyen de se faire plaisir : convivialité, gestion du stress, des émotions… 
Les artistes lui prêtent des vertus créatives, elle vous stimule et vous aide à vous concentrer.
La cigarette rendrait-elle intelligent ???

En consultation, nous allons évidemment travailler ces trois aspects !