Le tabac à rouler, les cigarettes « light », les bidis… Moins dangereux ?

Voilà quelques idées reçues qui ont la vie dure…

Les cigarettes légères, ultra légères

Cigarettes « light », « ultra light » sont des allégations interdites en France parce que trompeuses.
L’industrie du tabac a commercialisé ces cigarettes quand il est apparu clairement que le tabagisme tuait une personne sur deux. Il a alors fallu sortir un produit supposé être « moins nocif ».
Or, que se passe-t’il lorsque l’on fume « light » ?
Et bien on tire beaucoup plus fort sur la cigarette pour avoir la même quantité de nicotine que si on fumait une cigarette normale. Du coup, on inhale la fumée beaucoup plus profondément et beaucoup plus longuement. Les fumeurs se croient ainsi plus protégés alors que le risque de cancer « profond » est beaucoup plus élevé…

Tabac brun, tabac blond, tabac à rouler

Tabac brun : acre et fort, on l’inhale moins profondément que le tabac blond. Sa fumée est alcaline favorisant ainsi l’absorption de la nicotine par les muqueuses. En conséquence de quoi, il génère des cancers de la sphère ORL : bouche, langue, lèvres, gorge, trachée…

Tabac blond : sa fumée est plus acide que celle du tabac brun. Du coup, on l’inhale plus profondément pour avoir la même dose de nicotine. Il provoque donc plus de cancers du poumon, des bronches que le brun. De plus, en fumant ce tabac, on inhale plus de monoxyde de carbone augmentant ainsi le risque de maladies cardiovasculaires.

Tabac à rouler : on croit à tort que le tabac à rouler est moins nocif que les cigarettes normales parce qu’il contient moins d’additifs. Or il contient deux fois plus de goudrons et de nicotine, que le fumeur inhale. De plus, la combustion du tabac est plus haute, sa fumée plus toxique engendrant une inhalation de monoxyde de carbone plus importante.

Les bidis

Nocivité des bidies

Les bidis sont des cigarettes indiennes fabriquées à la main en forme de cône, contenant du tabac de mauvaise qualité, des goudrons et des produits chimiques en plus grande quantité que les cigarettes normales. Elles sont enveloppées dans des feuilles de kendu et fixées à l’aide d’un fil de coton.
Elles ont longtemps été vendues comme des produits naturels. Du coup, les fumeurs les croient moins nocives parce qu’ils les confondent avec les cigarettes à l’eucalyptus. Or elles sont encore plus toxiques parce qu’il faut tirer fort dessus :  la fumée pénètre ainsi plus profondément dans les poumons…